Bertrand Cantat – Amor Fati #AlbumReview

Début octobre sortait L’Angleterre, un nouveau titre de Bertrand Cantat, pour la première fois en solo. Chanson pop et très anglaise comme son nom l’indique. Une info de la superbe page facebook Bertrand Cantat, nouveaux horizons (anciennement Les Horizons de Détroit) sortie il y a plus d’un an nous promettait un nouvel album du chanteur de Noir Désir en 2017 et une tournée 2018. Promesse réalisée : Amor Fati est sorti ce vendredi 1er décembre !

Amor_Fati

Le single sorti deux mois avant l’album nous a mis sur une fausse piste : Cantat n’a pas renié ses origines sombres et rock de Noir Désir pour s’orienter vers une musique plus pop et commerciale. Amor Fati s’ouvre avec Amie nuit, un poème mis superbement en musique avec un côté Vangelis et une dimension mystique à ce titre que l’on verrait bien se mêler à la poésie de Blade Runner. Amor Fati, le titre éponyme de cet album est très novateur avec une instru urbaine, un Bertrand Cantat qui s’essaye au rap et ça marche ! A noter la référence du chanteur à Andrés Iniesta, l’un des grands artistes du 21ème siècle.

On se souvient de Damien Saez nous faisant penser à Noir Désir mais on ne pensait pas voir un jour Bertrand Cantat faisant penser à Damien Saez. C’est pourtant le cas sur cet album, sûrement grâce à une voix de plus en plus nicotinisée et un ton crescendo comme sur Excuse my French qui nous fait penser à Cigarette de Saez avec cette formule anglaise qui revient au cours du titre.

Cet album plaira forcément aux fans de Noir Désir. Chuis con est la version 2017 de L’homme pressé avec une énergie punk que l’on attendait et qui arrive au neuvième titre. Silicon Valley nous fait penser à Joey I avec une gravité dans le ton qu’emploie Cantat. Dommage que Aujourd’hui et Maybe I, les deux moins bons titres doivent clôturer l’album.

Les deux superbes chansons Anthracitéor et Les pluies diluviennes évoquent subtilement et parfaitement ce qui est maintenant associé à Bertrand Cantat. Sur le septième titre de cet album, Cantat chante « toi pour t’aimer fallait être dingue à s’en faire sauter la carlingue » puis sur le titre qui suit « je ne connais pas de loi qui pourrait m’éloigner de toi ».

Comme aux grandes heures de Noir Désir, la guitare est au centre de Amor Fati. Cantat s’essaye à différentes choses pour un album hétérogène qui, au fil des chansons, critique la mondialisation et ce qui l’entoure.

 

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