PSG : Pas de quoi être fier

     Le 23 novembre, le Paris Saint-Germain se rendait à l’Emirates Stadium, à Londres pour sortir un grand match et surtout ne pas perdre. Sortir un grand match comme ils l’avaient fait au match aller face à ce même Arsenal, au Parc des Princes cette fois-ci où le PSG avait fait son meilleur match, à l’époque, de la récente ère Emery. Ce 23 novembre aussi fut l’un des meilleurs matchs des Parisiens cette saison, un jeu très bien organisé avec des joueurs volontaires qui auraient dû gagné mais repartaient tout de même avec le point significatif de première place du groupe. Cette place là, ils l’ont perdu ce mardi.

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     Oui, le Paris SG a perdu sa place de leader de son groupe de Ligue des Champions ce mardi. Il suffisait pourtant de l’emporter, à domicile, face au club bulgare de Ludogorets. Etant donné les récentes prestations parisiennes, cela ne devait pas poser trop de soucis. Enfin presque… En effet, le PSG a perdu ce week-end 3-0 à Montpellier, 15e du championnat. Tout le monde espérait que ce manque d’envie, de combativité et de présence physique et mentale dans le match soit une erreur de parcours et que cela n’allait plus se reproduire. Il aura fallu trois jours…

     Le Paris Saint-Germain a fait une mi-temps relativement neutre entachée d’un but bulgare à la 15e minute de jeu. De retour des vestiaires, les Parisiens se devaient d’égaliser puis de prendre l’avantage. Première étape accomplie à l’heure de jeu grâce à Cavani qui rétablit le score à 1-1. Seulement huit minutes plus tard, c’est à Ludogorets de prendre l’avantage avant que, dans le temps additionnel, Angel Di Maria égalise. Ce fut choquant. Oui ce fut choquant car les deux minutes restantes au match après le but de l’Argentin, les joueurs d’Unai Emery se sont rendus compte qu’ils pouvaient mathématiquement gagner le match et ont commencé (?!) à presser, aller chercher les Bulgares dans leur surface et montrer un minimum de combativité. A deux minutes du terme ?! Rien de tout cela n’avait été fait durant les 92 minutes précédentes. Assez pour me décider à écrire ce billet d’humeur.

      Le manque d’envie et de combativité vu à Montpellier s’est retrouvé ce mardi à Paris dans les joueurs parisiens. Les défenseurs et milieux ne venaient pas gêner les offensives de Ludogorets jusqu’à tel point que les Bulgares pouvaient réaliser des courses de trente mètres sans qu’un rouge et bleu ne vienne les chercher : open bar. 

     Les latéraux à Montpellier, Aurier et Kurzawa n’avaient servi strictement à rien : très peu utiles défensivement et carrément absent offensivement. Emery a complètement changer les joueurs pour opter pour la paire Maxwell et Meunier ce mardi soir. C’était presque pire. Maxwell était dépassé, il n’apportait rien que ce soit du point de vue défensif ou offensif et Meunier a frôlé la transparence jusqu’à ce qu’il exécute un beau centre. Un. Un seul. Dans les système d’Emery où les latéraux doivent constamment faire parti du jeu offensif en offrant un maximum de solution c’est plus que léger. En première période, Lucas se promenant, c’était Cavani qui était le plus présent dans le couloir gauche.

     Hatem Ben Arfa était titularisé au poste de numéro 10, derrière l’attaquant de pointe. Définitivement, ce poste ne lui convient pas : il ne lève jamais la tête et n’a donc aucune vision du jeu. Ses dribbles sont inutiles, à quoi bon passer un ou deux joueurs avec une facilité déconcertante pour perdre la balle dans les deux secondes qui suivent ? Cela n’a aucun intérêt. La place de Ben Arfa est sur le banc, il n’a rien à faire en tant que titulaire au PSG, il n’apporte rien.

     Un autre joueur est dans le même cas : Angel Di Maria. Celui qui « doit faire passer un cap en Ligue des Champions au PSG » est en train de faire régresser le club. En effet, il possède l’immunité comme certains le disent sur les réseaux sociaux est un peu obligé d’être aligné en tant que titulaire. Or, le mérite-t-il vraiment ? La réponse est claire après le match face au Ludogorets : non. Non, Di Maria ne doit pas non plus être un titulaire indiscutable au Paris Saint-Germain. Fantomatique surtout en deuxième période puisqu’il apportait un peu de mouvement en première, l’Argentin est l’auteur du but égalisateur qui ne m’a absolument pas fait naître un minimum de ferveur en moi en tant que supporter du club de la capitale. Rien, pas un brin d’émotion, juste de l’énervement après la célébration « coeur avec les doigts ».

     Vous devez être en train de vous dire « Oui mais Ben Arfa sur le banc, Di Maria aussi, qui joue alors ? » et bien oui c’est un gros problème : au PSG, on a tellement de remplaçants que certains sont obligés d’être titulaires. Mais pourtant ce mardi soir sur le banc il y avait Jesé ou Augustin, deux joueurs qui lors du peu de temps de jeu qui leur sont attribué démontrent des choses plus positives que celles des deux joueurs ciblés précédemment. Les choix de changements d’Emery  sont incompréhensibles sur ce match : premier remplacement à la 80e minute, rentrées de Aurier et Kurzawa pour sortir Maxwell et Meunier et entrée de Jesé à la place de Lucas à cinq minutes de la fin du match.

     Ce mardi soir, encore une fois, Aréola est fautif sur le second but (même si Marquinhos l’était avant lui). Il l’était aussi sur au moins un but à Montpellier et ce n’est pas la première fois cette saison, son placement est plus que douteux et parfois il a du mal à capter les ballons comme sur ce deuxième but de Ludogorets. Emery avait promis une lutte entre Aréola et Trapp, ceci semble oublié et cela est bien dommage.

     Il y a des points positifs à ce match tout de même, pas beaucoup mais il y en a : d’abord, Cavani. L’attaquant urugayen court dans tous les sens, presse, va chercher des ballons, ne cesse de proposer des solutions. Ses courses sont hallucinantes et c’est lui qui vient marquer le premier but grâce à son instinct de buteur et ce magnifique (premier et unique…) toucher de balle. Il a été le seul joueur à la hauteur. L’autre point positif ce sont les ultras qui n’ont jamais stoppé de chanter et même lors du débrief du match de Bein Sport, vingt minutes après le coup de sifflet final, on les voyait présent et les entendait toujours. 

     Le Paris SG reçoit Nice dimanche dans un match qui s’annonce capital pour la suite de la Ligue 1 et de son podium. Emery et ses joueurs devront se montrer à la hauteur de l’événement et très vite oublier ces deux très mauvaises prestations subies à la suite.

 

Crédits photo : Le Parisien

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