Alexandre Gbaguidi, de grasse

     Alors déjà, non, il n’y a pas de faute au titre. C’est une allusion au sprinteur canadien triple médaillé olympique, André de Grasse. Ceci étant dit, je peux rentrer dans le vif du sujet. Alexandre Gbaguidi est un sprinteur canadien que j’avais interviewé pour mon premier blog, il y a de ça trois ans, ça se passe ici (soyez indulgents j’avais 14 ans…).

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-Déjà Alexandre, j’ai vu que tu partageais beaucoup de contenu d’une entreprise sur tes réseaux sociaux. Explique-nous.

« Je suis athlète et entrepreneur. Mon entreprise m’aide à financer une partie de mes voyages à travers le monde pour mes compétitions d’athlétisme. »

-Quel est ton club ?

« Je cours avec le Calgary Warriors Track Club (dans la province d’Alberta, au Canada). »

-Lors de notre dernière interview, tu rentrais des World Masters Game de Turin, quel a été ton chemin depuis ?

« Depuis les jeux de Turin j’ai changé de province : j’ai déménagé du Quebec vers l’Alberta (d’est en ouest du Canada) pour prendre un nouveau départ. Il m’a fallu quelques années pour me stabiliser dans ma nouvelle province et bâtir un réseau de contacts et reprendre sérieusement l’entrainement. « 

-Quelle est ta place, aujourd’hui, au sein de la sélection canadienne ?

« Je suis un nouveau membre de l’équipe des masters spécialisés en sprint. Vu que j’ai 35 ans, je suis considéré vétéran mais je peux toujours courir avec les seniors (18 – 34 ans) dans les championnats open. »

-Tu affiches trois médailles sur facebook, ce sont celles des Americas Masters Game de Vancouver de cette année. Comme cela s’est-il passé ?

« J’ai eu le plaisir de participer aux premiers Jeux Panaméricains Masters à Vancouver et ce fut une belle occasion de revenir sur la scène internationale. Je voulais aller aux championnats du monde en fin octobre 2016 mais une blessure m’en empêche. Je me concentre sur les championnats du monde en salle en Corée du Sud à Daegu en Mars 2017. »

-L’athlétisme est-il une priorité pour toi ? Quelles sont tes occupations à côté ?

« L’athlétisme est un hobby et une passion qui me permet de rester en bonne santé et me permet aussi de voyager autour du monde. Comme je le disais plus haut, je suis aussi conseiller financier. Je me spécialise en gestion des liquidités et produits d’assurance. Je m’organise pour passer du temps avec mes clients mais aussi m’entraîner sérieusement pour mes compétitions autour du monde. »

-Comment as-tu vécu les Jeux Olympiques de Rio ? Un avis sur les performances en athlétisme ?

« J’ai suivi les JO de Rio de très près vu que j’avais des amis qui y participaient. Ben Youssef Meité de la Côte d’Ivoire qui était en finale du m est un de mes anciens camarades de l’université de Sherbrooke. J’ai aussi suivi André de Grasse de Toronto qui est un jeune avec un bel avenir devant lui. Certains disent même qu’il est le prochain Bolt. L’avenir nous le dira… »

-La dernière fois tu avais donné ton avis sur le dopage. Qu’en penses-tu aujourd’hui ? Que penses-tu de la sélection russe ? Penses-tu que des icônes de l’athlé comme Usain Bolt peuvent être dopées ?

« Je pense que le dopage est une réalité dans tous les sports malheureusement. J’ai d’ailleurs été testé après mon 100m à Vancouver. C’est une bonne chose qu’il y ait des solutions et tests pour s’assurer que tout le monde court avec les mêmes chances. J’espère vraiment que Bolt n’est pas dopé car s’il l’est ce serait un désastre pour le monde de l’athlétisme. Une icône comme lui porte sur ses épaules le futur de notre sport. Je reste convaincu qu’un sport propre est possible. »

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