LYS, in their minds

     La musique à Rennes c’est Etienne Daho, Dominic Sonic, Nevrotic Explosion ou encore Yann Tiersen mais aussi et surtout LYS. J’ai découvert ce groupe avant la sortie de leur premier album et avais eu la chance de les voir lors d’un showcase à la Fnac de Brest. Aujourd’hui, les Rennais ont remplacé les showcases par des concerts et des festivals dans le monde entier. Nicolas Veron, chanteur, guitariste et pianiste du groupe a accepté de répondre à mes questions.

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1- Votre histoire a démarré grâce à Steve Hewitt (ex-Placebo). Comment le contact s’est-il créé ?

« Le contact a eu lieu en avril 2010, à Londres, après un concert dans un club. Il est venu nous voir et on a passé la soirée avec lui. C’est là que beaucoup de choses se sont déclenchées pour nous et que le projet est devenu véritablement sérieux et crédible. »

2- Par la suite, vous rencontrez le producteur Paul Corkett (The Cure, Radiohead, Bjork…) qui mixe votre premier album. C’est géant pour la première d’un groupe !

« Oui, on l’a rencontré lors d’une première partie de Steve Hewitt que l’on faisait, il faisait le son de Steve et a fait le notre un peu plus tard. Tout d’abord sur scène à Berlin un soir puis en studio sur nos deux albums à Paris et Londres. C’était vraiment intéressant de travailler avec lui. Il est très ouvert et en même temps très perfectionniste, on l’a constaté sur le deuxième album où il avait une approche beaucoup plus exigeante envers notre son, tout comme Steve envers mon chant. »

3- Tout s’enchaîne vite mais la musique était-elle un loisir ou une réelle envie de devenir professionnels à la base ?

« Ce sont les deux à la fois. C’est vraiment indissociable selon moi lorsqu’on entame une carrière de musicien. »

4- Aujourd’hui, vivez-vous de votre musique ?

« Certains membres du groupe oui d’autres non. Pour ma part je cumule les projets et différentes casquettes  d’auteur-compositeur et producteur, en plus d’être interprète, ça aide à avoir un peu plus de « confort » et ça évite la routine qui peut parfois s’installer au bout d’un certain temps, même dans ce métier. »

5- La marque IKKS vous a également repéré, pouvez-vous nous raconter cet épisode ?

« En fait, en 2011, on était en tournée et on nous a appelé pour être l’égérie de la marque avec deux autres groupes, on a accepté direct. C’était une bonne promotion et une belle expérience. « 

6- Vous vous êtes développé en Europe, en Chine et aux États-Unis grâce à votre premier album, vous rendez-vous compte que c’est la chance de peu de groupes français ?

« Oui je m’en rend compte , on a eu des belles opportunités dès le premier album, qui se sont concrétisées avec le deuxième. On est retourné aux USA notamment, au SXSW un des plus gros festivals qui nous a permis de signer avec un label new yorkais et de figurer sur HBO notamment, et d’autres gros médias américains. En effet peu de groupe français ont ce genre de mises en avant aux Etats-Unis, peut être lié à l’accent de beaucoup de groupes français, trop marqué « français »…  D’autant que là-bas la concurrence est rude mais au moins on te donne ta chance même si on ne te connait pas. Peut être plus qu’en France où c’est un peu plus fermé, sauf si t’es dans le réseau subventionné. »

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7- Pour votre deuxième album, vous gardez Paul Corkett. Craig Walker (Archive, The Avener) vous aide à l’écriture et Chab (Daft Punk, Kavinsky) au mastering. Pour le troisième opus, faut-il s’attendre à Jon Landau ou Quincy Jones ?

« Steve Hewitt est à la batterie aussi sur cet album, c’est un réel honneur, si on m’avait dit ça il y a 6 ans je n’y aurais jamais cru. C’est une très belle équipe, je suis fier de cet album qui pour moi est plus homogène et surtout plus abouti en terme d’écriture, d’arrangements et de son que le premier. Pour le prochain, je ne sais pas encore. On s’occupe vraiment de défendre cet album déjà. On va sortir un nouveau single et clip bientôt du featuring avec Craig Walker et le défendre sur scène, notamment à Paris bientôt si tout se passe bien. »

8- Steve Hewitt était votre batteur pour votre Olympia en 2012. Est-il officiellement batteur du groupe aujourd’hui ?

« Non, c’était pour un événement particulier, mais cela pourrait se reproduire bien entendu et avec grand plaisir, c’était un souvenir franchement inoubliable. »

9- Plusieurs dates arrivent du côté de Paris et en Belgique notamment, vous aimez vous déplacez visiblement.

« Si l’on n’aime pas ça, il vaut mieux choisir un autre métier, plus pépère… »

10- Vous êtes originaires de Rennes et pourtant les dates en Bretagne se font plus rares, est-ce un choix ? Comment jugez-vous le public breton ?

« Oui et non, on a beaucoup tourné à Rennes notamment à nos débuts, on essaye de ne pas lasser le public et de revenir quand il y a une raison de revenir. Le public est plutôt bon en général et assez exigeant en même temps, difficile de faire une généralité, ça dépend des concerts en fait. »

11- Avez-vous des groupes références qui vous inspirent ?

« Il y en a beaucoup trop, j’ai baigné dans la pop d’Oasis, le rock de Kings of Leon, l’electro planante d’Archive, le son unique de Tricky et de Massive Attack, et d’autres groupes plus récents comme The xx, the Kills, Foals, et même du jazz, je suis un grand fan de Chet Baker même si ça ne se sent pas  forcément dans notre musique, mais j’aime son attitude, son histoire et ce qu’il dégage, en plus de son talent immense de chanteur et trompettiste. »

12- Un groupe dont vous rêvez de faire la première partie ?

« Pareil, il y en a pas mal, mais on va dire qu’assurer la première partie de Kings Of Leon, ce serait la grande classe. »

13- Quels sont vos souhaits pour l’avenir ?

« Continuer de tourner un maximum, de vivre des moments uniques et puis rencontrer un public encore plus nombreux. »

 

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