Nicolas Duvauchelle, straight age

     C’est un soir d’insomnie que j’ai découvert Cin’express, émission courte de Canal + qui a, semble-t-il, disparu depuis. Entre une et trois minutes, le programme consiste à questionner des acteurs et actrices sur leur goûts cinéma et ceux-ci doivent répondre du tac au tac. En regardant ces vidéos à la suite, je suis alors tombé sur un jeune acteur : Nicolas Duvauchelle. Voix grave et singulière, clope à la main, tatouages, barbe de trois jours et cheveux en bataille : j’ai tout de suite été séduit par le style Duvauchelle et j’ai alors voulu en savoir plus sur qui il était.

     L’acteur de 36 ans est surtout connu pour la série Braquo (dont la dernière saison sort très prochainement sur Canal +) dans laquelle il jour le rôle de Théo Wachevski, flic rebelle, pas toujours bien dans sa peau et du style à changer dès qu’il le peut de compagne. Ce n’est pas un hasard si ce personnage est le sien et si c’est celui-là qui l’a fait connaître puisque c’est un peu le style de vie de Nicolas Duvauchelle malgré son tatouage à la gloire du Straight Edge. En 2011, il est nommé aux Césars dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle pour le film Polisse dans lequel on ne le voit que très peu et forme un duo avec Karole Rocher comme dans la série d’Olivier Marchal. Les deux acteurs sont également très amis dans la vie.

     Dans ce même genre de film, on retrouve Nicolas Duvauchelle dans Secret Défense qui ressemble à un film américain mais est bel et bien français et aussi dans Maintenant ou jamais où il va aider Leila Bekhti à se sortir d’un gouffre financier. Ce duo est d’ailleurs celui des voix les plus singulières et peut-être les plus belles du cinéma français d’aujourd’hui. Duvauchelle est un supporter du PSG mais cela ne l’empêche pas de jouer avec des stars marseillaises du football comme Eric Cantona dans Le deuxième souffle qui regroupe une distribution époustouflante : Daniel Auteuil, Michel Blanc, Monica Belluci, Daniel Duval, Jacques Dutronc, Gilbert Melki et donc Cantona et Duvauchelle.

     Je suis un grand fan des films de potes puisque ceux-ci sont souvent synonymes de passage par toutes les émotions mais aussi, de bonne musique. La référence étant, pour moi, Les petits mouchoirs, il se trouve qu’un autre film de ce genre, avec Nicolas Duvauchelle au casting, n’est pas très loin derrière, il s’agit de Comme des frères. Il faut absolument voir ce film qui est l’un des tous meilleurs, français, de ses dernières années. Avec François-Xavier Demaison, qui démontre à chaque interprétation qu’il est bien plus qu’un humoriste, et Pierre Niney qui est ce que l’on connaît, cette comédie dramatique est portée par la musique de Revolver (dont je vous mets un titre à la fin de ce billet). Le film a été nommé deux fois aux Césars en tant que meilleur premier film (pour Hugo Gélin dont le second long-métrage sort en décembre 2016, avec Omar Sy) et meilleur espoir pour Pierre Niney. Ce film vous fait rire, pleurer et aimer ces trois acteurs : génial.

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     J’en avais parlé pour Tim Roth, lorsque j’aime un artiste j’aime aller au bout de son oeuvre alors j’ai vu plusieurs films avec Nicolas Duvauchelle. Un soir, je regardais sa filmographie et me suis lancé dans Happy few puisque le casting regroupait également Marina Fois et Roschdy Zem. A ma grande surprise c’est un film érotique et même presque uniquement cela. L’histoire est originale malgré tout. Mélanie Thierry accompagne Duvauchelle dans Comme des frères mais également dans Pour une femme avec Benoît Magimel, qui est à nouveau basé sur une histoire d’amour mais aussi sur les conséquences de la Shoah. Rarement deçu par les films du jeune acteur, je l’ai tout de même été énormément par Parlez-moi de vous avec Karin Viard, qui est long, sans réel intérêt, et avec une fin… nulle. Toujours dans les films dans lesquels je suis mitigé, je peux citer Hell qui a subi beaucoup de critiques. Ce film est adapté d’un roman et est très sombre. Je l’avais regardé puisque la BO est Protège-moi de Placebo. Ce film met parfois mal à l’aise mais est bon, il faut le voir pour en faire son idée.

     Plus récemment, j’ai vu Le combat ordinaire au cinéma, que j’ai revu depuis. Adapté d’une série de bande-dessinées que je devrais lire puisque les avis négatifs sur le film sont dues au fait que la BD est nettement meilleure apparemment. Ce film a quelque chose que les autres n’ont pas : quelque chose de mystérieux, d’incomplet et finalement de beau. J’avais été très séduit par ce film dont je trouve la musique sublime également et il m’avait permis de découvrir Maud Wyler que l’on devrait voir d’avantage sur grand écran étant donné sa force de charisme qu’a aussi Duvauchelle.

     Enfin, il y a certains films avec cet acteur que je souhaiterai voir : Je ne suis pas un salaud, une nouvelle fois avec Mélanie Thierry, qui n’était curieusement par sorti au Multiplexe à Brest. Egalement Mariage à Mendoza puisqu’il est très bon dans la comédie et je voudrais le revoir dans ce registre mais aussi The endless river qui n’a rien d’une comédie mais permettrait de voir ce que donne sa voix roque en anglais.

 

 

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2 réflexions sur “Nicolas Duvauchelle, straight age

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