J’y étais : Fête du Bruit 2016

     En août, ici dans le Finistère, on a le Bout du Monde et une semaine après on a le droit à Landerneau pour la Fête du Bruit. Pour sa huitième édition le festival affichait la programmation la plus complète de son histoire mais j’ai déjà parlé de cela dans mon précédent papier que je vous invite à lire ou relire. Bref, iguane, canneberge et moustache : c’était ce week-end à la Fête du Bruit.

 

     Le festival démarrait vendredi avec Garbage pour ma part que je n’ai pas vu une seule seconde … La faim nous gagnait et c’est un des points noirs du site : il n’y a pas suffisamment de stands de nourriture donc cela aboutit à 45 minutes d’attente et quelques images de Shirley sur grand écran mais pas devant la scène.

     Sous les coups de 22h40 et donc un peu en avance, c’est la grosse tête d’affiche française qui entre en scène : Indochine. Un spectacle commençant par le titre Salomé comme je l’avais spoilé à mes voisins de concert amateurs du groupe de Nikola Sirkis qui m’ont ensuite pris pour un devin alors qu’il suffisait d’un petit check des setlists des précédents festivals du collectif. L’animation était au rendez-vous avec serpentins, confettis et ballons se déplaçant dans la foule jusqu’aux chansons Trois nuits par semaine et L’aventurier qui clôturaient le show.

     On s’était donc bien échauffé la voix avant LE concert de cette soirée et pour ma part de ce festival : Mass Hysteria. J’en avais parlé comme du groupe que j’attendais le plus ce week-end dans mon article précédent et ça n’a pas loupé ! Le leader Mouss a remercié Régie Scène et son boss Jo Bernard de les avoir programmé depuis le temps qu’ils l’attendaient. Les clins d’œil sont aussi allés du côté de l’ancien Brestois du groupe : Erwan Disez ainsi que des collègues de son groupe actuel Working Class Zero (mais aussi No Place For Soul et Al Kapott dont certains membres officient aujourd’hui chez les WCZ) : « Thier, Bichon et toute la bande ». Le chanteur avait d’ailleurs un patch du groupe brestois sur sa veste. Le collectif actuel de Erwan Disez, Thierry Stephan « et toute la bande » a également été cité lors du message irréprochable de Mouss : « que tu écoutes Mass Hysteria, Working Class Zero ou Indochine : tu respectes ! ». C’est à ce moment-là qu’il fait monter des filles sur scène « parce que c’est plus sexy » et les invite à danser. MH a joué les gros tubes de son dernier album dont Vae Soli et L’enfer des dieux que j’ai particulièrement apprécié. Les titres s’accompagnant de jolis pogos, circle pit et autres wall of death. Tout ça dans la joie, la bonne humeur et la pensée aux victimes des récents attentats. Nikola Sirkis avait prévenu : « c’est un honneur de jouer aux côtés de Mass Hysteria ».

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     Place au samedi maintenant ! On est arrivé sur le site à 16h pour voir Salut c’est cool, que je présentais comme le groupe le plus déjanté jamais vu en France depuis Philippe Katherine et bien c’est confirmé : le collectif est arrivé sur scène avec des cartons, des pastèques, de la chantilly et autres chuppa chupps. Les pogos défilent sur les titres tels que La purée ou Techno toujours pareil mais ce n’est malgré tout pas la même ambiance de pogos que celle de Mass Hysteria la veille : les genres musicaux ont définitivement leurs propriétés et en techno on fait moins attention aux autres que dans le rock …

     17h20 était l’heure du concert que j’attendais le plus pour ce 13 août : les Casseurs Flowters. Orelsan et Gringe ont tout de suite mis le feu à la Palud en démarrant par Fais les backs et que c’est impressionnant de voir ce mec, branleur et génie à la fois qu’est Orelsan sur scène, devant soi ! La scénographie et le comique arrivent pendant On va buter ton CD. A noter que deux DJ’s accompagnaient les deux rappeurs (dont DJ Pone qui joue également avec les Carribean Dandee de JoeyStarr) mais aussi un autre rappeur ami des acteurs de Bloqués ainsi qu’un de leur pote qui joue dans leur film Comment c’est loin. Concert le plus attendu et concert le plus apprécié comme la veille avec MH grâce au duo affirmé du rap français.

     Après il y avait les Cranberries hum. Le festival avait prévenu les groupes suivants de donner leur maximum pour faire du bruit dans Landerneau histoire d’oublier l’annulation des Irlandais et ce fut chose faite avec Deluxe. Agréablement surpris par le groupe de pop, électro, funk, groove enfin bref indéfinissable et de mon point de vue, à tort, qui fait plus de la musique de fond qu’autre chose : les Français ont su me faire mentir. Grâce aux tubes Superman ou Poney mais aussi leurs tenues extravagantes, Deluxe a surpris, a fait danser, sauter et oublier les Cranberries, pour ce soir …

   En festival et surtout à la Fête du Bruit, la coutume est de finir par de l’électro et ce samedi ce fut le cas grâce, premièrement, à Birdy Nam Nam. Le trio était déjà venu à Landerneau il y a trois ans et qui de mieux que les meilleurs dans le genre en France (c’est mon humble avis de (très, peut-être trop) amateur de musique électronique) pour combler les envies d’électroniques dans ce festival à consonances plutôt rock. Ils ont joué leurs plsu gros titres tels que Parachute Ending ou Defiant Order : amplement suffisant pour satisfaire. Vers 2h c’était au tour des membres restants de C2C : Pfel n Greem avaient la tâche de clôturer la deuxième soirée et je n’ai pas eu le temps d’entendre les tubes puisqu’un massacre de Lou Reed et de Michael Jackson furent de trop pour moi.

Enfin, le dimanche. Après avoir eu le temps de se réveiller un peu plus tard puisque cette fois-ci les choses intéressantes ne démarraient pas en milieu d’après-midi : je me suis rendu sur le site pour l’un des groupes de rock pure souche des années 90 qu’il nous reste : No one is innocent. Coup de cœur du régisseur de la Fête du Bruit, Jo Bernard, la bande à Kemar m’a plus que séduite particulièrement avec leur nouvelle chanson Djihad Propaganda qui a donné lieu à un wall of death, ce qui est à souligner puisqu’assez rare sous les coups de 18h. A préciser aussi que le leader a placé une référence aux Bérus et à laisser le public entonner « La jeunesse emmerde le Front National », majeurs en l’air : l’un des symboles forts de cette édition 2016 de la FDB.

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Ensuite, c’était au tour de Dub Inc qui a fait du reggae français : répétitif, entêtant et pas toujours juste mais cela reste festif. L’autre grosse tête d’affiche populaire de ce festival après Indochine c’était bel et bien Iggy Pop : l’iguane est impressionnant quand il rentre mais le show n’est pas à la hauteur du bonhomme. Pas fan de la musique des Stooges, je n’étais pas la cible même s’il reste un grand monsieur du rock : Iggy laisse un show court et presque décevant. Point de vue personnel j’ai perdu mon téléphone lors de ce concert (et ne suis pas le seul) donc définitivement : à oublier.

Le reste de cette dernière soirée alignait les anglais punk-rock de Skunk Anansie dont le son est toujours aussi bon et la chanteuse toujours aussi sympa à voir et à entendre, les Sud-Africains de Die Antwoord dont la chanteuse est peut-être moins sympa à entendre et enfin les Nantais de Von Pariahs.

 Pour finir ce report, je dirai que, même si je ne les ai pas toutes faites, ce fut la plus belle édition de la Fête du Bruit de par l’affluence, l’ambiance et surtout la programmation ! Quelques petits bémols malgré tout et un regret par rapport au décor qui ne change pas de l’année précédente. C’est sans aucun doute que ce festival continuera de grandir et attirer du monde : on reviendra l’année prochaine en espérant que le budget et les disponibilités permettent à Régie Scène de programmer une fête sur trois jours à nouveau.

           

 Crédits Photos : Fête du Bruit

 

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