Balthazar, can’t wait any longer

La musique belge est dans une de ses meilleures périodes avec l’avènement de Stromae, le retour en force d’Arno cette année, le début de carrière de Alice on the roof ou encore BRNS qui surprend de plus en plus et suit Archive en première partie. Parmi ces noms qui font vivre la musique belge, il y en a un que je retiens et que je vais vous présenter : il s’agit de Balthazar.

     Le groupe originaire de la Région flamande (Courtrai précisément) fait de la musique depuis 2004. A l’époque, ils ne sont que trois : Maarten Devoldere, Patricia Vanneste et Jinte Deprez. Ils se rencontrent pendant leur scolarité au lycée et forment Balthazar qui reçoit le prix du public d’un concours national de rock belge seulement deux ans plus tard. On doit attendre 2010 pour que le groupe sort son premier opus Applause. Il est nommé aux Music Industry Awards (équivalent des Victoires de la Musique en France) comme album de l’année. Grâce à ce disque, Balthazar se produit dans de grandes salles comme l’Ancienne Belgique de Bruxelles ou encore en France, à la Cigale.

     Applause contient des chansons très énergiques comme «Fifteen Floors», «Blood Like Wine» ou «The Boatman» (ma préférée sur cet album) que le groupe joue toujours sur scène aujourd’hui. 11 morceaux puis deux extraits live qui viennent s’ajouter en 12ème et 13ème titre font du premier opus de Balthazar un disque très complet et prometteur.

Balthazar fait parti de ces groupes atypiques qui utilisent un instrument autre que les «traditionnels» du rock : le collectif belge se sert du violon pour donner une dimension mystique et un côté novateur à sa musique. Louise Attaque peut être considéré en France comme le premier groupe de rock ayant connu le succès en se servant du violon. A part eux, cet instrument est assez rare dans ce style de musique.

     Deux ans plus tard, Balthazar sort Rats, son deuxième album qui connaît un succès beaucoup plus grand que le précédent. Disque d’or, Rats aboutit sur une tournée de deux ans qui confirme que les Belges sont faits pour la scène. Exemple avec « Do not claim the anymore », issu de cet album et sûrement ma chanson préférée de Balthazar, un riff entêtant et efficace :

     Cet album permet au groupe de jouer en première partie de Editors, les Anglais du rock indépendant.

     En 2015, la consécration arrive pour ce groupe avec Thin Walls, la France découvre cet album grâce à la grève à Radio France au début de l’année, l’album du quintet belge figure sur la playlist diffusée sur les antennes étant donné que les programmes ne peuvent être assurés. En effet, aujourd’hui, Balthazar se constitue de cinq membres puisque Simon Casier (à la basse) et Michiel Balcaen (à la batterie) s’ajoutent au trio dont je vous parlais précédemment.

Refrains à cinq voix, rythme entraînant et globalement moins paresseux que sur le dernier disque, le collectif belge a réussi son coup et fait encore une fois une très longue tournée qui n’est toujours pas terminée à ce jour (ils étaient à Art Rock, à Saint-Brieuc, le 14 mai 2016 et seront aux Francofolies ou encore au Fnac Live cet été pour les dates françaises).

     Parmi les dates de cette longue tournée, en fin d’été dernier Balthazar se produisait au Domaine national de Saint-Cloud pour le festival Rock en Seine. Un passage à Paris qui n’a pas laissé indifférent car ce fut le coup de cœur pour beaucoup des festivaliers. Je vous laisse découvrir ce concert (puisque Culturebox a la gentillesse de nous laisser découvrir énormément de musique avec sa chaîne YouTube) et sur cette vidéo, vous pouvez remarquer les commentaires, dont un qui place Balthazar comme «peut-être l’un des meilleurs groupes au monde» : à première vue c’est un peu osé puis avec du recul et de la réflexion, il n’y a rien d’extravagant et je suis proche de penser la même chose.

     Le quintet belge a choisi le concert de Rock en Seine parmi les live sélectionnés pour le single Wait any longer (du même nom que le cinquième titre de Thin Walls) ce qui prouve que ce festival était un des meilleurs pour le groupe et pas seulement le public. D’ailleurs, ce single, sorti en 33 tours en Belgique, n’est toujours pas disponible en France, ce qui est regrettable. D’autant plus que les demandes françaises sont nombreuses sur les comptes des réseaux sociaux du collectif.

      Balthazar continue bel et bien à faire de la musique et pourtant sa page Facebook annonçait récemment que trois des membres se lançaient dans des différents projets solo : Jinte Deprez avec «J.Bernardt» et Simon Casier avec «zimmerman» qui n’ont pas encore sorti de titres contrairement à Maarten Devoldere avec «Warhaus» qui dévoile The Good Lie et se produit sur scène en Angleterre courant mai 2016. Cependant, la page Facebook du groupe rassure en nous disant qu’ils ne quittent pas pour autant le collectif et continuent à travailler sur le prochain album.

      Pour ma part, j’ai découvert Balthazar grâce à Thin Walls et les ai vu en concert en juillet dernier à Malestroit (dans le Morbihan). Ce fut une surprise de voir du soft-rock qui se transforme en rock très énergique sur scène. Si vous appréciez leur musique, courrez pour aller les voir : ils vous offrent quelque chose de différent qui vous fera encore plus aimer leur musique. Je suis de l’avis du commentaire publié sur la vidéo du live à Rock en Seine et pense que ce groupe est une valeur montante du nouveau rock.

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